Enseigner,
au service de l'apaisement de chaque enfant
Être professeur, c’est bien plus que transmettre des savoirs : c’est aussi aider chaque enfant à grandir et à prendre confiance. Chez Espérance banlieues, la posture de professeur éducateur repose sur l’autorité, la proximité et la confiance pour accompagner pleinement chaque élève.
Des enseignants mais aussi des éducateurs
L’enfant comme personne, l’école comme première société
« Sans affection, pas de confiance, sans confiance, pas d’éducation. »
Jean Bosco
Accueillir un élève, c’est accueillir une personne
Le tort d’une vision trop académique de l’école serait de limiter l’enfant à son statut d’élève, d’apprenant. Or, une personne n’est pas qu’un cerveau, mais aussi un corps, un esprit, un cœur. Au sein d’un cadre académique exigeant, l’enfant reste une personne mue par ses émotions, dotée de talents propres, traversée par des fragilités et par une histoire singulière. L’école, par l’intermédiaire des enseignants, ne peut se contenter d’intervenir sur le seul plan intellectuel en demandant à l’enfant de laisser au portail sa personnalité, ses besoins et ses émotions. Elle doit le prendre dans sa globalité et l’aider à se révéler tel qu’il est, au sein du cadre scolaire.
Chez Espérance banlieues, nous portons la conviction que l’élève ne peut être réduit à ses seuls résultats scolaires : c’est une personne tout entière que nous accueillons et cherchons à faire grandir.
L’entrée dans une première société où faire l’expérience de l’autre
La famille constitue pour l’enfant une première expérience de l’altérité. Il y découvre déjà qu’il n’est pas seul, qu’il doit partager l’attention de l’adulte, composer avec les besoins et les désirs d’autres que lui et, progressivement, se décentrer de son propre point de vue. Cette expérience peut parfois être exigeante, voire douloureuse. Elle s’inscrit cependant dans un univers familier, structuré par des liens d’attachement qui donnent à l’enfant la sécurité nécessaire pour explorer le monde et entrer en relation avec les autres.
L’école prolonge cette expérience tout en lui donnant une dimension nouvelle. Pour la première fois, l’enfant entre durablement dans une communauté composée en grande partie de personnes qu’il ne connaît pas et qu’il n’a pas choisies, auxquelles il n’est pas uni par les liens familiaux. Il doit peu à peu les découvrir et les apprivoiser. En ce sens, l’entrée à l’école constitue l’un de ses premiers actes pleinement sociaux : l’enfant ne fait plus seulement l’expérience d’une communauté reçue, celle de la famille, mais commence à faire l’expérience d’une société à construire avec d’autres.
Cette altérité prend deux visages. Elle tient d’abord au cadre : en arrivant à l’école, l’enfant découvre un environnement distinct de la maison, avec ses règles, son ambition et ses repères. Il lui faut apprendre à évoluer et à s’épanouir dans cet écosystème nouveau. Elle tient ensuite aux personnes qu’il y rencontre : « Je rencontre un autre, qui n’est pas moi ». L’enfant découvre des personnes qui peuvent penser autrement, croire autrement, avoir d’autres centres d’intérêt, d’autres besoins ou d’autres modes de fonctionnement.
Ce passage vers un monde plus large demeure profondément lié à la sécurité affective de l’enfant. Les travaux de John Bowlby et Mary Ainsworth sur l’attachement ont notamment mis en évidence l’importance d’un lien sécurisant dans la capacité de l’enfant à explorer son environnement et à nouer de nouvelles relations. D’abord construit avec ses figures parentales, ce sentiment de sécurité peut trouver des prolongements auprès d’autres adultes, notamment à l’école. La relation de confiance constitue ainsi un appui essentiel au développement émotionnel de l’enfant comme à sa disponibilité pour apprendre.
L’école est ainsi un lieu où l’enfant, puis le jeune adolescent, poursuit son apprentissage de lui-même tout en faisant l’expérience d’une communauté qui dépasse le cercle familial. Vivre avec des personnes que l’on n’a pas choisies, reconnaître leur singularité et leur égale légitimité, apprendre à construire avec elles un monde commun : la vie scolaire devient alors un champ d’exercice raisonné et conscient de la responsabilité personnelle au sein d’une communauté.
Éduquer : conduire l’enfant au dehors
Cette découverte se prolonge tout au long de la scolarité et appelle une véritable action éducative. Éduquer, du latin educere, signifie « conduire au dehors ». L’enjeu porté par la rencontre de l’autre engage donc l’école dans une ambition éducative : aider l’enfant à sortir de lui-même pour intégrer un cadre nouveau, extérieur à son univers proche ; l’aider à aller à la rencontre de l’autre, celui qui diffère et avec qui il lui faut apprendre à vivre. L’école est évidemment un lieu de transmission du savoir, et cette transmission rend libre par l’accès aux connaissances. Mais elle ne peut permettre une acquisition réelle de ces connaissances sans accompagner l’enfant dans ce cadre nouveau et parmi ceux qui le composent, en le prenant comme un tout, dans toutes ses dimensions.
Le professeur éducateur
Dans les écoles Espérance banlieues, les enseignants sont aussi des éducateurs. Nous attendons donc d’un professeur qu’il ne se demande pas seulement : « Qu’est-ce que cet élève doit apprendre ? », mais aussi : « De quoi a-t-il besoin pour grandir et devenir capable d’apprendre ? » Son rôle ne consiste pas seulement à instruire, mais à accompagner l’enfant, notamment dans sa découverte de l’altérité. C’est de cette complémentarité entre instruire et éduquer que l’enfant tire sa capacité à grandir comme personne et à acquérir savoirs et compétences.
Ainsi, la transmission repose moins sur le seul statut de l’adulte que sur la qualité de la relation qu’il noue avec les jeunes. Cette qualité de relation, mise au service de l’acte éducatif et de l’instruction, se traduit par une posture propre : celle du professeur éducateur.
« Les professeurs sont tous à notre écoute, ils nous donnent confiance en nous et nous disent qu’on peut y arriver. »
Ryan, ancien élève.
La juste posture d’un « professeur éducateur »
La qualification choisie par Espérance banlieues pour parler de ses professeurs n’est pas neutre : elle souligne la nécessaire complémentarité de leurs missions au service de chaque élève, enseigner et éduquer.
Les deux gestes se distinguent jusque dans leur origine. Enseigner vient du latin insignare, « marquer d’un signe, désigner » : c’est montrer à l’élève un savoir, orienter son regard vers un objet à connaître. Éduquer, d’educere, « conduire au dehors », travaille l’enfant lui-même pour le rendre capable de sortir de son univers et d’aller vers ce qui lui est désigné. Ainsi, transmettre les sciences à une jeune fille ne suffit pas toujours à lui permettre de devenir ingénieure : encore faut-il lui donner la confiance et l’audace pour oser s’y projeter. L’un montre le monde, l’autre y conduit : c’est pourquoi ils sont indissociables.
Comment définir cette posture spécifique, qui donne à un enseignant le cap d’enseigner et d’éduquer ? Inspirés de la pédagogie salésienne, nous avons choisi trois repères pour guider cette posture au quotidien : l’autorité, la proximité et la confiance.
L’autorité, ou l’art du « professeur funambule »
Etymologie encore : « Autorité » vient du latin auctoritas, dérivé d’auctor, l’auteur, celui qui est à l’origine de quelque chose, qui le fonde ou le garantit ; auctor vient lui-même du verbe augere, faire croître, augmenter, accroître.
L’erreur serait de confondre autorité et sanction. La sanction intervient précisément lorsque l’autorité de la règle n’a pas suffi. Si un policier vous arrête après que vous avez grillé un feu rouge, ce n’est pas la sanction qui fait l’autorité de la loi : elle vient rappeler une règle qui n’a pas été respectée. À l’école aussi, l’autorité ne se mesure donc pas au nombre de sanctions prononcées, mais d’abord à la capacité de l’adulte à faire reconnaître et respecter un cadre.
À l’origine, l’autorité n’est d’ailleurs ni le pouvoir de commander ni la capacité à contraindre. L’auctor est celui qui fait grandir, tandis que la potestas désigne le pouvoir légal de contraindre. Pour un professeur, la distinction est essentielle : faire autorité, c’est obtenir qu’un élève se mette au travail, accepte une exigence ou dépasse une difficulté, non parce qu’il a peur de la sanction, mais parce qu’il reconnaît la légitimité de l’adulte qui le guide. L’autorité ne vise donc pas la domination de l’élève, mais sa croissance. Elle est d’abord une relation.
La question de la juste distance
Cette posture d’autorité tournée vers la relation et au service de la croissance de l’élève est exigeante. Elle implique une juste distance, qui devient la clé de voûte de la posture d’autorité : être suffisamment proche pour ne jamais être indifférent, et suffisamment distant pour ne pas être indifférencié.
Cette autorité ne se reçoit pas d’abord par les règles que le professeur instaure ou les sanctions qu’il prend, mais par l’affection qu’il porte à ses élèves et sa capacité à s’intéresser à leur univers pour les aider à révéler leurs talents. De manière complémentaire, il doit pouvoir poser des limites claires et se positionner distinctement de l’enfant. Qui dit juste distance dit donc aussi juste proximité : l’affection que se portent éducateurs et élèves, inscrite dans un cadre juste et sain, est le ferment même de l’école.
L’art de l’éducateur, c’est donc l’art du funambule. C’est apprendre à vivre cet équilibre : savoir autoriser, dire oui, pour permettre à l’enfant d’advenir comme sujet ; savoir aussi dire non, pour qu’il prenne conscience des limites et apprenne à vivre une saine frustration.
Dans une école Espérance banlieues, cette juste distance s’incarne notamment par deux pratiques.
Dans les écoles Espérance banlieues
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L’équidignité : le vouvoiement mutuel
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La pratique : dans nos écoles, élèves et adultes se vouvoient mutuellement. Ce choix s’applique dans les deux sens : l’enfant vouvoie l’adulte et l’adulte vouvoie l’enfant.
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Ce qu’elle signifie : l’enfant et l’adulte sont inégaux en âge, en savoir, en expérience et en responsabilité, mais égaux en dignité. Le vouvoiement donne un signe visible à cette équidignité, tout en maintenant l’asymétrie nécessaire à la relation éducative. Il pose dès l’origine une juste distance et rappelle que le respect attendu de l’élève est aussi celui que l’adulte lui témoigne.
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Ce qu’elle permet : le « vous » constitue un garde-fou dans la relation : il marque une limite et prévient plus naturellement certains débordements. Loin d’empêcher la proximité, il contribue à lui donner un cadre, permettant une relation chaleureuse sans glisser vers le copinage ou l’indifférenciation. Le vouvoiement reste cependant un code et un symbole : sa valeur tient avant tout à ce que l’adulte et l’élève en font dans leur relation.
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L’accueil par une poignée de main
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La pratique : chaque matin, le professeur accueille ses élèves un à un à la porte de la classe et serre la main de chacun. L’élève est ainsi personnellement salué avant d’entrer en classe.
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Ce qu’elle signifie : ce geste simple matérialise la juste distance : la poignée de main reconnaît l’autre sans se confondre avec lui. Elle signifie aussi que chaque enfant est accueilli comme une personne singulière, et non comme un élève parmi d’autres. Celui qui accueille et considère l’enfant est aussi celui qui fixe le cadre : respect et exigence vont ensemble.
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Ce qu’elle permet : ce rituel crée un seuil entre le dehors et la classe. L’enfant entre dans un lieu où il est attendu, nommé et regardé. Il apprend aussi, par l’expérience quotidienne, les gestes de la relation sociale : saluer, regarder l’autre, répondre à une parole qui lui est adressée. Avant même le début du cours, la relation éducative est ainsi personnellement engagée.
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« Tout a changé pour mon garçon : petits effectifs, encadrement solide, communication facile avec les enseignants. En travaillant ensemble, mon fils a rattrapé ses difficultés et repris confiance. »
Amine, papa d’élève
La proximité, ou l’affection qui relie un professeur à ses élèves
Cette posture d’autorité n’est rendue possible que par un engagement du professeur dans la relation avec l’élève. Chez Espérance banlieues, nous assumons pleinement cette proximité. Nous ne la considérons ni comme accessoire, ni comme contraire à l’exigence académique : elle est à la fois une fin éducative et un moyen pour enseigner.
Le lien affectif entre l’adulte et l’enfant est en effet une condition de l’éducation. Les travaux de John Bowlby ont montré que l’enfant qui se sait en relation sûre avec un adulte fiable trouve là une « base de sécurité » depuis laquelle il ose explorer et se confronter au monde. Transposée à la relation scolaire, cette sécurité ne s’oppose pas à l’autorité : elle contribue à la rendre possible. C’est parce qu’il sait que l’adulte veut son bien que l’enfant peut accepter le cadre et l’exigence qui lui sont proposés.
Nouer une relation d’autorité, c’est donc aussi nouer une relation d’affection, au sens de la familiarità salésienne. Le professeur doit pouvoir ménager des moments de gratuité pour connaître l’enfant dans son univers, s’intéresser à son quotidien, à ses centres d’intérêt, à ses difficultés. L’élève ressent alors la proximité de cette relation : il se sait compris et considéré dans son intégralité. « Il ne suffit pas que les jeunes soient aimés, il faut qu’ils se sachent aimés », dit Jean Bosco.
La proximité devient ainsi une condition de l’action éducative. C’est parce qu’une relation de confiance s’est construite que l’élève peut reconnaître et recevoir l’autorité de l’adulte, accepter son exigence et se laisser guider par lui. Elle est aussi un atout majeur pour la qualité de l’enseignement : l’élève qui se sent connu de son professeur, et n’est réduit ni à une note ni à une étiquette, accorde plus facilement du crédit et de l’intérêt à ce qu’on lui enseigne.
Les travaux du psychologue Robert Pianta sur la relation maître-élève montrent par ailleurs que la proximité, la confiance et la sécurité éprouvées dans la relation avec le professeur sont associées à de meilleurs résultats scolaires et à une meilleure adaptation à l’école. Ces effets sont particulièrement importants pour les élèves les plus fragiles.
Il est enfin essentiel de rappeler que la proximité n’est pas l’indifférenciation : se rapprocher de l’enfant ne signifie ni devenir son pair, ni renoncer au cadre. L’affection n’abolit pas l’autorité du professeur, elle la rend recevable. Un adulte que l’enfant sait proche et bienveillant peut se montrer exigeant sans que cette exigence soit vécue comme une hostilité.
Dans les écoles Espérance banlieues
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Faire avec les élèves
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La pratique : dans les écoles Espérance banlieues, les professeurs partagent régulièrement avec les élèves des temps qui dépassent le cadre strict de la classe : ils peuvent animer une récréation, jouer avec eux ou déjeuner à leur table. Il ne s’agit pas seulement d’encadrer ou de surveiller ces temps, mais bien de « faire avec » les élèves.
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Ce qu’elle signifie : ces moments partagés font pleinement partie de la mission éducative du professeur. Ils permettent à l’adulte de rencontrer l’enfant autrement que dans sa posture d’élève, et à l’enfant de découvrir aussi son professeur dans un cadre différent, plus horizontal, sans effacer pour autant la différence des rôles.
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Ce qu’elle permet : ces temps permettent au professeur de mieux connaître ses élèves et d’élargir son regard sur eux. Un enfant en difficulté en classe peut ainsi se révéler excellent au basket ou en jeu de mimes : en partageant avec lui ce moment de réussite, le professeur découvre d’autres talents et d’autres points d’appui. De même, un professeur qui déjeune à une table d’élèves peut raconter certaines choses de sa vie hors de l’école, parler de ses passions ou de son week-end, et inviter les élèves à en faire autant. Ces expériences communes nourrissent la proximité et la relation, qui pourront ensuite être mobilisées dans le cadre de la classe et des apprentissages.
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La confiance comme boussole
Chez Espérance banlieues, nous faisons le pari de la confiance : croire qu’un enfant est toujours capable de progresser et qu’il revient à l’adulte de créer les conditions de cette progression. Ce pari rejoint le principe d’éducabilité : l’enfant doit savoir qu’on croit en lui et qu’on espère en lui, quoi qu’il arrive.
Pour qu’il le perçoive, il faut qu’il se sente respecté dans son unicité. Le professeur cherche à connaître son histoire, à comprendre sa trajectoire et à accueillir son passé. C’est aussi le prendre là où il en est aujourd’hui et valoriser le chemin parcouru avant le résultat. C’est enfin accueillir son avenir, en se rappelant que ses choix et ses réussites ne nous appartiennent pas : l’enfant n’est pas un objet d’éducation, mais un sujet actif. Le processus éducatif est ainsi une collaboration avec lui, où il est responsabilisé à la mesure de sa maturité. L’enfant perçoit alors qu’on lui fait confiance, parce qu’il se sait encouragé et responsabilisé.
La boussole de la confiance s’incarne dès lors de deux manières. Par la sécurisation affective d’abord : faire vivre le lien qui unit le professeur à l’élève et se porter garant des règles en tenant des limites claires. Par la responsabilisation ensuite, qui rend l’enfant acteur de sa propre éducation. Cette responsabilisation rejoint le sens premier de l’autorité. Confier une tâche, une mission, une part du cadre à un enfant, ce n’est pas alléger la fonction de l’adulte : c’est exercer une autorité qui fait grandir. La confiance, au-delà d’un climat qui rassure, est ainsi un véritable levier de croissance.
« Je suis exigeante et bienveillante. Chaque progrès est valorisé. Nous préparons ensemble les devoirs, pour que personne ne soit bloqué à la maison. La confiance avec les élèves et les familles se construit ainsi. »
Sandrine, professeur de CM2»
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