Tout savoir sur PISA 2025 – Décryptage Espérance banlieues

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PISA 2025 – Agir

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Après l’onde de choc provoquée par les résultats de PISA 2025, publiés par l’OCDE le 8 septembre 2026, il faut revenir à ce que vise l’étude : faire des comparaisons un tremplin pour l’amélioration. 

Mathias Cormann, secrétaire général de l’OCDE, déclarait d’ailleurs lors de la présentation de l’étude : « Lorsque les résultats sont décevants, ils restent rarement de simples chiffres dans un rapport : ils amorcent le débat, remettent en question des idées reçues de longue date et deviennent parfois même le catalyseur d’une réforme en profondeur. En ce sens, les résultats du PISA, loin d’être un simple palmarès, se révèlent une véritable boussole. » 

PISA cherche précisément à comprendre ce qui produit ces résultats, en croisant les compétences des élèves avec les caractéristiques de leur environnement scolaire, familial et social, afin d’identifier des leviers d’action documentés. 

Ces leviers ne sont pas des hypothèses : ils découlent de ce qui distingue les systèmes qui progressent de ceux qui reculent. Le diagnostic est posé, les solutions sont connues et souvent accessibles, à condition d’être portées de manière cohérente. Le défi n’est plus de savoir quoi faire, mais de réussir à mettre ces solutions en œuvre sur le terrain, auprès des élèves et de leurs familles. 

Quelles sont ces solutions ? Nous pourrions les résumer ainsi : construire une relation de confiance entre l’élève, ses professeurs et ses parents, au service de ses apprentissages et de son épanouissement en tant que personne. 

Les préconisations de PISA confirment ainsi des intuitions fortes que le réseau des 16 écoles Espérance banlieues porte et met en œuvre depuis plus de quinze ans, grâce à l’engagement de ses directeurs, professeurs, éducateurs et bénévoles. Le réseau souhaite contribuer, à sa mesure, aux côtés des autres acteurs du monde éducatif, à relever ce défi. 

Trois convictions

De cette lecture des résultats de PISA émergent trois convictions fortes, qui structurent l’action d’Espérance banlieues et éclairent les leviers d’une réussite durable pour tous les élèves.

La réussite se construit dans la relation
L’école forme la personne dans toutes ses dimensions
Le progrès de tous passe par le soutien aux plus fragiles

La relation, condition de tout apprentissage

Longtemps, nous tenions la relation entre l’élève, ses maîtres et ses parents pour un impondérable, quelque chose qui se sentait mais ne se mesurait pas. PISA la chiffre désormais, et le constat est net : c’est elle qui porte la réussite et ce bien avant les méthodes. Il parait nécessaire de comprendre  comment elle se noue, du côté du professeur qui devient éducateur comme du côté des familles que l’école reconnaît sans les remplacer, et à quelles conditions concrètes elle devient possible. 

Le renversement : PISA quantifie l’intuition 

Parmi les enseignements de PISA 2025, l’un touche directement à ce qui se joue dans nos écoles Espérance banlieues. Le rapport mesure l’effet du soutien des parents et des professeurs sur la réussite des élèves. Ce qui relevait de l’évidence pédagogique, presque de l’intuition, se trouve désormais chiffré. Ainsi, selon PISA, s’intéresser à ce que son enfant apprend en classe est associé à un gain d’une dizaine de points de score ; mais un geste plus simple encore, lui demander ce qu’il a fait à l’école dans la journée, correspond à un écart de plus de vingt-cinq points. La confiance et la relation, longtemps tenues pour des impondérables, apparaissent comme des leviers de réussite mesurables. 

Or ce soutien, justement, recule. En France, 49 % des élèves déclarent en 2025 que leurs parents s’intéressent à ce qu’ils apprennent, contre 63 % trois ans plus tôt. La baisse est deux fois plus rapide que la moyenne de l’OCDE. Du côté des enseignants, le soutien perçu par les élèves reste stable depuis dix ans, mais en dessous de la moyenne de l’OCDE, sans venir compenser le désengagement des familles. Le constat rejoint une conviction simple : la qualité de la relation perçue par l’élève, à la maison comme en classe, conditionne ses apprentissages. 

La relation au service de la confiance 

Pour Espérance banlieues, cet enjeu porte un nom : il s’agit d’établir une relation entre l’élève, ses professeurs et ses parents, dont la finalité est la confiance. Éduquer et enseigner sont des processus de croissance et d’acquisition qui s’inscrivent dans le temps long et engagent la personne dans sa globalité. L’école ne peut donc faire l’impasse sur cet enjeu de la relation ; la confiance qui en découle devient la condition et le fondement de tout le reste. 

Dans nos écoles, ces deux relations, celle du professeur avec son élève et celle du parent avec l’équipe enseignante, constituent des leviers d’actions majeurs qui permettent la mise en œuvre du projet pédagogique et de porter une ambition d’excellence et d’épanouissement pour nos élèves. 

Des enseignants qui sont aussi éducateurs 

Dans les écoles Espérance banlieues, le professeur n’est pas seulement celui qui instruit ; il est aussi et d’abord un éducateur. Cette qualification porte un sens profond : elle rappelle que l’élève est d’abord un enfant, une personne avec ses émotions, ses talents et ses fragilités, qu’on ne peut sommer de laisser au portail pour ne garder que l’élève. Les deux missions du « professeur-éducateur » sont complémentaires jusque dans leur origine. Enseigner, c’est désigner un savoir, orienter le regard vers un objet à connaître. Éduquer, d’educere, c’est « conduire au dehors », rendre l’enfant capable de sortir de lui-même pour aller vers ce qui lui est montré, et pour vivre avec d’autres qu’il n’a pas choisis. L’un montre le monde et l’autre y conduit. 

« En arrivant dans l’école, ce qui m’a permis de reprendre le contrôle de ma vie d’écolier, d’un point de vue scolaire comme personnel, ce sont les professeurs. Ils ont vu un potentiel en moi, car ils le voient en chacun de leurs élèves… c’est ce qui fait leur force. » »

Tony, ancien élève de La Cordée à Roubaix

Témoignage tony Roubaix

Ainsi, une conviction profonde nourrit l’enjeu de la transmission : elle repose moins sur le statut de l’adulte que sur la qualité de la relation qu’il noue avec l’élève. Nos professeurs incarnent cette relation autour de trois mots hérités de la pédagogie salésienne.  

  • L’autorité, entendue dans son sens premier, celui du verbe augere, faire croître : non le pouvoir de contraindre, mais la qualité de celui qui fait grandir, une autorité qui se reçoit et ne se prend pas.  

  • La proximité ensuite, sans laquelle l’autorité n’est pas recevable, car un enfant qui se sait considéré et connu de ses professeurs trouve la sécurité depuis laquelle il ose apprendre.  

  • La confiance enfin, qui naît des deux premières et repose sur une certitude de l’éducateur : tout enfant est capable de progresser. 

Cette vision n’est pas un supplément d’âme ajouté à l’enseignement, elle en est la condition. C’est parce que l’adulte prend l’enfant comme un tout que la transmission des savoirs devient possible et que l’enfant grandit, comme personne et comme élève. 

Concrètement, dans nos écoles

Quelques exemples, parmi d’autres pratiques du réseau. 

  • Les professeurs animent régulièrement les récréations en jouant avec les élèves, et déjeunent à leur table une à deux fois par semaine. 

  • Élèves et adultes se vouvoient mutuellement, comme un signe d’égale dignité. 

  • Chaque matin, le directeur ou la directrice accueille les élèves un à un au portail, leur serre la main et les appelle par leur prénom. 

L’alliance avec les parents 

Du côté des familles, l’enjeu de la relation repose sur une alliance, et non sur une substitution. Elle tient d’abord à une posture : reconnaître les parents comme les premiers éducateurs, ceux qui connaissent le mieux leur enfant. Il ne s’agit pas de leur apprendre à être parents, mais de les encourager et de les conforter dans leur mission, en restant à sa place. Nous voulons nous appuyer sur cette force présente dans le cœur de chaque parent : faire confiance dans le fait qu’ils veulent le meilleur pour leur enfant, quel que soit le milieu social. 

Cette reconnaissance ouvre la relation, mais ne suffit pas à la nouer, puisqu’il faut créer les conditions d’une confiance réciproque, souvent fragile chez des familles que l’école a parfois mises à distance. Cette confiance se construit dans le lien régulier, par des échanges simples et fréquents sur ce que vit l’enfant, ses progrès comme ses difficultés. C’est à cette condition que les parents cessent de percevoir l’école comme une institution lointaine. L’enseignant devient alors un partenaire au service de la réussite et de l’épanouissement de leur enfant. 

Une fois la confiance établie, une continuité éducative devient alors possible. En partageant avec les familles des repères simples, en les engageant dans la vie de l’établissement, en leur proposant un soutien adapté, l’école les aide à prolonger à la maison ce qui se joue en classe, et à donner à l’enfant un cadre cohérent entre sa famille et l’école. L’enjeu de la relation illustre cette nécessité d’agir avec les parents, sans se substituer à eux.

Concrètement, dans nos écoles

Quelques exemples, parmi d’autres pratiques du réseau. 

  • Les enseignants échangent chaque semaine avec les parents, pour évoquer les progrès de l’enfant comme ses difficultés. 

  • Les parents bénéficient d’ateliers d’accompagnement à la parentalité, sur des sujets concrets du quotidien : la gestion des écrans, le cadre à poser à la maison, le sommeil ou la nutrition. 

  • Ils sont initiés aux méthodes pédagogiques du réseau, pour pouvoir accompagner leur enfant à la maison. 

« Tout a changé pour mon garçon : petits effectifs, encadrement solide, communication facile avec les enseignants. En travaillant ensemble, mon fils a rattrapé ses difficultés et repris confiance. »

Amine, papa d’élève

La condition matérielle : l’école à taille humaine 

Une telle qualité de relation suppose des conditions concrètes. On ne construit pas la confiance dans l’anonymat d’effectifs trop lourds. C’est la raison du choix des petites classes accueillant 17 élèves maximum, que résume Éric Mestrallet : « Nous avons fondé cette décision stratégique sur la conviction que dans les territoires fragiles, qui concentrent de nombreuses difficultés, l’école doit redevenir un lieu d’attention. Une école à taille humaine où aucun élève ne disparaisse dans la masse, où chaque visage est connu, chaque progrès suivi, chaque difficulté prise en compte et accompagnée. » La baisse démographique que connaît le pays rend d’ailleurs cette orientation plus réaliste qu’hier, à l’échelle du système. 

Cette relation n’est pas une fin en soi. Elle est une condition de ce que l’école doit à chaque enfant, et que PISA rappelle en creux : former des personnes complètes. L’enquête ne mesure pas seulement un niveau scolaire, elle cherche à évaluer « dans quelle mesure les élèves ont acquis les connaissances et compétences essentielles pour participer pleinement à la vie de nos sociétés modernes ». Autrement dit, l’école a une double mission : transmettre les savoirs fondamentaux, et former des individus capables de décider, de s’adapter et de vivre avec les autres. 

Engagé pour Toulon

Tenir sur ses deux jambes : instruire et éduquer

Cette double mission tient à une certaine idée de l’enfant. Pour Espérance banlieues, l’élève n’est pas un pur réceptacle de savoirs, mais une personne dans sa globalité, avec un corps, des émotions, un environnement familial et social qui influencent directement sa capacité à apprendre. De cette conviction découle une exigence : former un enfant qui tienne sur ses deux jambes, celle des savoirs et celle de la personne. L’école instruit et éduque, et ces deux missions se portent et se renforcent mutuellement. 

La première jambe : instruire l’élève, transmettre les fondamentaux 

Parmi ses leviers, PISA invite à enseigner moins pour enseigner mieux, en misant sur la maîtrise des fondamentaux plutôt que sur l’accumulation des savoirs. Ce recentrage rejoint une conviction ancienne de nos écoles. Lire, écrire, parler et compter ne sont pas des compétences parmi d’autres : ce sont les clés qui ouvrent toutes les portes suivantes. Un élève qui ne lit pas couramment ne pourra ni raisonner sur un texte, ni exercer son esprit critique, ni même se servir utilement des outils numériques. Particulièrement, la maîtrise de la langue commande le reste. « Il est vain de vouloir développer l’esprit critique des jeunes générations si l’on ne s’assure pas d’abord qu’elles maîtrisent leur langue, résume Éric Mestrallet. Sans maîtrise du langage, pas de pensée. » 

La question n’est donc pas seulement ce que l’on enseigne, mais comment on l’enseigne. Nos écoles s’appuient sur la pédagogie du sens conscient, héritée des travaux d’Antoine de la Garanderie et d’Élisabeth Nuyts. Son principe est simple : on retient durablement ce que l’on a compris et reformulé, non ce que l’on a seulement reçu. Faire manipuler, verbaliser, évoquer mentalement, questionner, c’est amener l’élève à s’approprier un savoir plutôt qu’à le subir, et à l’ancrer dans le temps long. En français, cette approche nourrit le goût de lire et le plaisir du texte. En mathématiques, elle prend la forme d’une pédagogie qui part du concret pour aller vers l’abstrait. 

Reste la difficulté que tout enseignant connaît : l’hétérogénéité croissante des niveaux au sein d’une même classe. Nos écoles y répondent par la pédagogie personnalisée et communautaire, un cadre rigoureux inspiré par Pierre Faure. Personnalisée, parce qu’elle permet à chaque élève d’avancer à son rythme, sur des objectifs ajustés à son niveau, et de bénéficier d’un accompagnement individualisé. Communautaire, parce que l’élève n’apprend pas seul : il progresse au sein d’un groupe où l’on travaille les uns avec les autres et les uns pour les autres. 

Concrètement, dans nos écoles

Quelques exemples, parmi d’autres pratiques du réseau. 

  • Nos enseignants sont formés à la pédagogie du sens conscient, qu’ils appliquent ensuite à la lecture, à l’écriture, à la grammaire et à la conjugaison. 

  • Ils sont formés aux mathématiques concrètes, inspirées notamment de la méthode de Singapour, qui part de la manipulation avant d’aller vers l’abstrait. 

  • Ils apprennent à mettre en place des plans de travail autonomes, qui permettent d’individualiser les apprentissages au sein de la classe. 

« Maintenant, je sais mieux m’exprimer. Je suis aussi plus autonome. Même si l’école est parfois difficile, les professeurs sont là pour nous aider. Je fais des erreurs, comme tout le monde, mais elles me servent à progresser. »

Eliès, élève de 5e

Bénévole Témoignage Saint Etienne

La charnière : un cadre ferme et bienveillant

Rien de tout cela n’est possible sans un climat qui le permette. Le cadre ferme et bienveillant que nos écoles mettent en place, par la discipline positive, n’est pas une fin en soi : il crée les conditions de calme et d’engagement des élèves, nécessaires à la transmission de ces savoirs. Ce cadre est le point où la première jambe rejoint la seconde, car en apprenant à respecter des règles communes, l’enfant apprend déjà à vivre avec les autres. 

La seconde jambe : éduquer la personne, développer les compétences psychosociales 

Un enfant n’est pas une somme de connaissances. S’il est une personne dans sa globalité, alors l’éduquer n’est pas un moyen au service de l’instruction, mais une fin en soi. Le préparer à « jouer un rôle de premier plan dans un monde complexe », selon les mots de PISA, suppose de développer ce que la recherche nomme aujourd’hui les compétences psychosociales : les aptitudes cognitives, émotionnelles et sociales qui permettent de se connaître, de comprendre les autres et d’agir avec discernement. Ces compétences valent pour elles-mêmes, parce qu’elles forment des personnes équilibrées ; elles servent aussi les apprentissages, car un élève qui se connaît, qui sait nommer ses émotions et coopérer, apprend mieux et vivra mieux.  

Nos écoles les travaillent de plusieurs manières : 

  • Des ateliers de philosophie, intégrés au programme d’Enseignement moral et civique dès la sixième, qui éveillent l’esprit critique et la connaissance de soi. 

  • Des rencontres réunissant élèves, professeurs et parents autour de l’appropriation de ces compétences et de leur application concrète. 

  • À l’adolescence, des projets de dépassement de soi qui construisent la persévérance et la confiance. 

  • L’intégration de chaque élève au sein d’une équipe, constituée d’enfants de plusieurs tranches d’âge, qui développe la coopération et l’esprit d’entraide. 

Et c’est finalement tout le cadre éducatif qui les nourrit au quotidien : les services rendus à l’école par les élèves, la valorisation des efforts à l’assemblée, l’encouragement constant. L’enfant y apprend, jour après jour, ce qu’aucune leçon ne transmet directement : sa propre valeur et le sens du collectif. 

C’est à ces deux conditions réunies, des savoirs solides et une personne éduquée, que l’école forme des individus équilibrés, capables de trouver leur place dans la société et d’y être heureux. 

Œuvrer pour l’égalité des chances

Dès lors, appliquer ces recommandations en commençant auprès des élèves les plus en difficultés illustre ce « levier des plus fragiles », qui permet ensuite de redresser tout le système. C’est dans cette optique que nous souhaitons collectivement nous engager, afin de donner une réalité à cette  égalité des chances à laquelle nous aspirons tous. 

Le levier des plus fragiles 

La cinquième priorité dégagée par l’OCDE est de soutenir plus particulièrement les établissements et les élèves les plus défavorisés. PISA rappelle que ce n’est pas seulement une exigence de justice : en effet, les systèmes les plus performants sont souvent les plus équitables, et la réussite des plus fragiles est un indicateur de la santé d’ensemble d’un système éducatif. En France, où l’origine sociale continue de peser lourdement sur les résultats, l’enjeu est majeur. 

C’est aussi la conviction qui fonde Espérance banlieues, et qu’Éric Mestrallet formule ainsi : « Les leviers qui permettent à un enfant issu d’un quartier défavorisé de rattraper ses lacunes, de se sentir fier de ses progrès, de trouver sa place dans une classe sont exactement les mêmes qui permettront à un enfant déjà favorisé d’aller plus loin. L’école n’est pas performante lorsqu’elle se concentre uniquement sur les meilleurs, ni lorsqu’elle se perd dans une uniformité qui ignore les différences de départ. Elle est ambitieuse lorsqu’elle se donne pour mission de hisser chaque élève vers le haut, en commençant par les plus fragiles, car c’est ainsi qu’elle crée un effet d’entraînement qui bénéficie à tous. »   

Un laboratoire au service du système dans son ensemble 

C’est pourquoi nos écoles ont choisi de s’implanter dans les quartiers, là où les difficultés se concentrent. Non pour se tenir à l’écart du système, mais pour y contribuer. Nos écoles fonctionnent comme un laboratoire de l’égalité des chances : elles éprouvent, à petite échelle et dans les conditions les plus exigeantes, des pratiques dont les enseignements peuvent nourrir une réflexion plus large. Les résultats académiques mesurés année après année confortent ces choix, et les témoignages des familles comme des anciens élèves encouragent à les partager.  

Une mobilisation collective 

Espérance banlieues agit en tant que réseau d’écoles. Notre modalité d’action nous est propre, mais elle ne couvre qu’une part du chemin. Relever l’école française engage une multitude d’acteurs, complémentaires les uns des autres, touchant des cibles différentes et apportant des solutions multiples. Chacun détient une part de la réponse. C’est peut-être là le signe le plus encourageant du moment présent : de même qu’une prise de conscience écologique a fini par mobiliser la société tout entière, une prise de conscience éducative semble aujourd’hui possible. Les résultats de PISA, par le choc qu’ils provoquent, peuvent en être le déclencheur. 

Ces conclusions valent comme une boussole, pour reprendre le mot de l’OCDE, et non comme un verdict. Elles invitent à approfondir, à croiser les regards, à écouter ceux qui, sur le terrain français, connaissent les élèves et leurs familles. C’est dans cet esprit qu’Espérance banlieues souhaite prendre part au débat : avec la conviction que personne ne doit rester au bord du chemin, et que l’éducation d’un enfant est la plus essentielle des missions. Des enfants qui croient en leur avenir, une société qui se projette avec eux, un pays qui pense pouvoir rayonner de nouveau : voilà, au fond, tout le projet. 

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