Lors de la matinale Les voix de l’économie sur Radio Classique, l’animateur Stéphane Pedrazzi a donné la parole à Laurent Vronski, dirigeant d’ERVOR et membre du comité stratégique d’Espérance banlieues. L’occasion de partager sa vision de l’engagement des chefs d’entreprise dans la société et dans l’éducation.

Il a rappelé que l’entrepreneur peut jouer un rôle bien plus large que la simple gestion économique, en participant localement à réduire les inégalités éducatives.

L’engagement concret d’un entrepreneur dans l’éducation

Laurent Vronski a expliqué comment son implication personnelle l’a conduit à contribuer à la création de l’école Espérance banlieues d’Argenteuil :

« Nous sommes devenus des éducateurs malgré nous. L’entreprise représente la dernière étape du parcours que suit un jeune dans le système éducatif. En tant que chefs d’entreprise, nous avons constaté depuis des années que certaines choses ne fonctionnaient pas. Plutôt que de rester assis à hocher la tête, nous avons décidé d’apporter des solutions concrètes. Comme elles n’avançaient pas assez vite, ces solutions se sont transformées en écoles. Et aujourd’hui, nous comptons 16 établissements ! »

Le Cours Charlemagne à Argenteuil a d’ailleurs rapidement dû trouver des locaux plus grands pour accueillir tous les élèves.

L’impact durable de l’entrepreneuriat éducatif

Laurent Vronski souligne que les chefs d’entreprise ont un rôle à jouer au-delà de la simple gestion économique :

« Pendant longtemps, on nous disait : ‘Vous faites de l’argent, vous payez des impôts, nous nous occupons du reste.’ Ce temps-là n’est pas totalement révolu pour certains, mais l’opinion publique change : de plus en plus de citoyens considèrent qu’il faudrait avoir des chefs d’entreprise à la tête du pays. »

Pour lui l’entrepreneur est capable d’apporter des solutions concrètes là où les institutions classiques n’arrivent pas toujours à répondre efficacement.

La place de l’entreprenariat dans le réseau Espérance banlieues

L’école d’Argenteuil et les autres établissements du réseau Espérance banlieues prouvent que l’entrepreneuriat peut aller de pair avec l’engagement social, à travers :

  • 16 écoles dans les quartiers prioritaires, pour grandir et réussir ensemble,
  • une approche concrète et entrepreneuriale, inspirée par l’expérience du monde de l’entreprise,
  • et un impact mesurable sur les jeunes, avec des programmes adaptés et des solutions innovantes.

Les chefs d’entreprise peuvent devenir des acteurs éducatifs et sociaux à part entière, en participant à des structures innovantes, pour réduire les inégalités et ouvrir des perspectives d’avenir.